laigle

Nombre de messages: 21 Age: 44 Localisation: Suisse Date d'inscription: 13/12/2007
 | Sujet: Hermaphrodisme, faut-il se soumettre au bistouri ? Lun 2 Fév - 0:18 | |
|  Source : Le matin et La Tribune de GenèveImage © ERIC J. ALDAG Ils n'étaient que quatre à manifester hier à Genève pour dénoncer les opérations génitalesimposées aux enfants dont le sexe est ambigu. Vincent Donzé - le 26 janvier 2009, 22h37 Le Matin Quatre pancartes tenues par deux hermaphrodites et deux militants: la place des Nations était bien trop vaste hier à Genève pour la manifestation qui dénonçait les opérations génitales imposées aux intersexuels. «C'est la peur et la honte qui les empêche de se montrer», indique Daniela Truffer, présidente de l'association des personnes intersexuées. Ils sont 3500 en Suisse à être nés comme elle avec une anomalie morphologique, sorte de petit pénis ou de grand clitoris. Chez un foetus sur 2000, l'évolution vers le genre masculin ou féminin ne se fait pas clairement pour des raisons génétique ou hormonale. «C'est un médecin qui a choisi mon sexe», dénonce Daniela Truffer. «laissons-les décider!» La plus engagée des hermaphrodites est venue à Genève avec un ami zurichois: «Nous nous sommes rencontrés à l'Université et lorsqu'elle s'est confiée à moi j'ai vu derrière ce tabou la plus grave violation des droits de l'homme», s'emporte Matthias. Manifester, c'est son seul pouvoir: «Aucun parlementaire ne relaie nos revendications. Le lobby des médecins est-il si puissant?» s'interroge ce militant. Pour le corps médical, faire perdurer l'ambiguïté jusqu'à l'âge adulte n'élimine pas la souffrance: comment un enfant parvient-il à se construire si ses parents ne peuvent pas le considérer comme leur fils ou leur fille? Le choix d'un sexe tient compte des caractéristiques physiques, génétiques, hormonales et psychologiques, mais aussi de la projection parentale. Mais, pour les quatre manifestants d'hier, cette assignation précoce ne tient compte ni des émotions ni du métabolisme: «Acceptons leur différence et laissons-les décider», plaide Philippe Scandolera, coprésident de l'association homosexuelle 360°. Daniela, 43 ans, Zurich «Transformer un intersexuel en fille plutôt qu'en garçon, c'est plus facile pour un chirurgien: il suffit de couper ce qui est trop grand... Mais ce changement implique un déséquilibre hormonal: on est castré. C'est ce qui m'est arrivé quand j'avais 7 ans: je suis née avec des testicules et un micropénis, mais les médecins ont décidé que je serais une fille sur la base d'un mensonge: ils ont dit à mes parents que mes ovaires étaient mal formés. Parler de ma situation m'était interdit, même avec mes tantes. A 12 ans, j'ai reçu des hormones synthétiques et à 18 ans, on m'a construit un vagin. Normalement, les sensations sexuelles sont détruites par l'opération, mais pas dans mon cas: mon gland n'a pas été coupé, mais retourné à l'intérieur, ce qui m'a permis de conserver des sensations. J'ai vécu une relation avec un homme, mais la sexualité n'était pas importante entre nous. J'ai passé ma vie dans l'isolement et dans la honte, en cachant mon corps. Qu'on me dise madame Truffer m'est égal: je ne serai jamais la personne que j'étais à la naissance. Ce sentiment a débouché sur des manifestations d'agression. Mon identité est un patchwork, mais je ne veux pas me faire opérer pour devenir un homme, avec une barbe et un pénis qui ne fonctionne pas: y introduire l'urètre, c'est très compliqué. Après huit ans de thérapie, je commence à affronter mes peurs. Ce que j'ai subi équivaut à l'abus sexuel d'un enfant: c'est une véritable torture parce que dans notre société, on doit être un homme ou une femme.» «Les médecins m’ont menti»
Nicolas est né avec les gènes XXY. Heureux père de famille, il est allé consulter un médecin sur le tard, à 38 ans, pour avoir des réponses à ses questions sur sa particularité génétique. «Le médecin m’a examiné, et m’a finalement prescrit un traitement à base de stéroïdes, sans trop me dire réellement pour quelles raisons, sinon que ça me ferait du bien. » Syndrome de la blouse blanche oblige, Nicolas fait confiance au spécialiste, sans trop se poser de questions, et entame son traitement.
Rapidement, il ne reconnaît plus son corps, qui se virilise, devient plus carré. Des crises de douleurs insupportables apparaissent, il devient irritable. Son entourage est perplexe: Nicolas est méconnaissable. Inquiet, il retourne chez son médecin. «Il m’a alors expliqué qu’il avait voulu me normaliser et a ajouté: «Vous ne vouliez pas ressembler à une fille. » Sauf que je n’avais rien demandé!» A cause du traitement hormonal imposé, Nicolas souffre aujourd’hui d’une grave maladie qui détruit ses articulations. Source : http://www.lematin.ch/actu/suisse/manif-intersexuelle-75380 http://www.lesquotidiennes.com/soci%C3%A9t%C3%A9/hermaphrodisme-faut-il-se-soumettre-au-bistouri.htmlContacts, informations : oii-suisse@hotmail.com http://www.intersexualite.org http://www.intersexualite.org/OII_petition.html Il y a encore d'autres évènements dans la semaine. Nous invitons toutes les personnes intersexuées, de Suisse, de France et de Navarre à nous rejoindre... Side Event der Friedrich-Ebert-Stiftung und der Allianz Freitag, 30. Januar 2009, 13:00-15:00 Uhr Palais des Nations Mahnwache Montag, 2. Februar 2009, 09:00-17:00 Uhr Place des Nations http://intersex.shadowreport.org/http://acturalitesis.blogspot.com/ |
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