Bonjour,
Je suis arrivée à Bangkok le 15 août. Le lendemain matin, le Dr Chett m'a raboté la pomme d'Adam.
Le lundi 18 août, après deux jours de diète sévère, j'ai été opérée. Ma vaginoplastie a nécessité 7 heures d'opération pendant lesquelles j'ai eu des massages des jambes pour prévenir le risque de thrombose.
A défaut de champagne, j'ai eu péridurale et générale.
A défaut de famille et d'amis, j'ai eu 10 Thaïs souriantes en salle d'op.
C'est mon plus bel anniversaire.
Les 5 jours suivants, j'ai dû garder une immobilisation totale. On m'a mis des jambières gonflables et j'ai eu un suivi médical journalier par le médecin de l'hôpital et par le Dr Chett.
Le samedi 23 août, on m'a enlevé mes pansements et les drains. Après examen, le Dr Chett m'a annoncé ma profondeur vaginale : 15 cm. Il est de ma responsabilité de maintenir cette profondeur en pratiquant les dilatations recommandées.
On m'a ramenée à l'hôtel où je dois rester confinée dans ma chambre pendant une semaine, avec le moins de mouvements possible. Ensuite, je pourrai bouger un peu plus.
Je suis encore trop affaiblie pour savourer à sa juste valeur le bonheur immense d'être arrivée à vaincre tous les obstacles. J'en pleure de joie.
Je ne me considère plus comme une transsexuelle. Désormais, je suis une femme d'origine transsexuelle. J'ai encore beaucoup à apprendre, beaucoup à subir aussi. Je suis prête à affronter ma nouvelle vie avec ses joies et ses peines, comme pour toute personne normale. Je suis particulièrement heureuse d'avoir vécu cette expérience, douloureuse certes, mais si exaltante et si positive quand à l'amélioration extraordinaire de ma qualité de vie. Pouvoir corriger une erreur de la nature, même tardivement, quelles que soient les causes de cette erreur, n'est-ce pas une prouesse de la médecine moderne ? Pour terminer, je voudrais encore dire à l'immense majorité qui considère le transsexualisme comme une maladie mentale qu'il est tout de même curieux de constater qu'une telle maladie mentale se guérit par le même traitement endocrinologique qu'une femme ménopausée et par la chirurgie !
Je compte finir et réviser mon livre dont je communiquerai ici les références dès sa parution. Je souhaite courage et persévérance à toutes les personnes qui vivent ce véritable calvaire que représente un trouble de l'identité de genre.
_________________
Isabelle
Pour me découvrir, vous pouvez visiter mon site : www.isadem.com